Marchant sur les traces sylvestres de ses illustres prĂ©dĂ©cesseurs que sont « Oui-Oui cueille des champignons vĂ©nĂ©neux », « T’choupi dĂ©fĂšque dans les bois » et « Martine se fait dĂ©vorer en forĂȘt » ; Choubaka est aujourd’hui toute excitĂ©e Ă l’idĂ©e de mettre Ă mort feuillus et rĂ©sineux. Quand arrivent les premiers frimas de l’automne, elle revĂȘt sa robe Ă pois féérique et se mĂ©tamorphose en fĂ©roce bĂ»cheronne, digne des pires berserkers nordiques. ArmĂ©e de sa redoutable tronçonneuse, elle abat avec frĂ©nĂ©sie de malheureux arbres, dĂ©bite sans pitiĂ© les troncs en rondins, puis tel un bourreau fend Ă coups de hache les innocentes bĂ»ches sur le billot, avant de stĂ©rer mĂ©ticuleusement ses proies dĂ©pecĂ©es aux abords de la maison de campagne. Ă la faveur de ce carnage vĂ©gĂ©tal, Choubaka dispose Ă prĂ©sent d’une copieuse rĂ©serve de bois de chauffage qui alimentera durant la saison hivernale le foyer de la cheminĂ©e, tout en participant funestement au rĂ©chauffement climatique et Ă l’extinction des ĂȘtres vivants.







